R&D - Projet

Biocoma En cours

Systemic bio-based coating and paint solutions for building materials in exterior applications

Le projet BIOCOMA vise le développement de peintures biosourcées et non toxiques pour des applications extérieures dans le domaine du bâtiment, en alternative des compositions fossiles actuelles.

L’industrie des revêtements fait face à une pression croissante pour adopter des solutions plus écologiques. Les revêtements traditionnels, qui utilisent des résines fossiles (époxy, polyuréthane, alkyde, acrylique), sont responsables d’émissions de COV, de déchets dangereux et de pollution par les microplastiques, tout en contribuant à la contamination des écosystèmes. Bien que des revêtements biosourcés existent, leur manque de durabilité, de résistance à l’eau et de stabilité aux UV limite leur utilisation pour les applications extérieures, ce qui limite l’adoption par les PME. De plus, la proportion de contenu biosourcé est souvent inférieure à 40 %, en raison des défis techniques pour obtenir certaines fonctions chimiques à partir de sources naturelles.

 

Le projet BIOCOMA vise à développer des peintures biosourcées plus performantes et durables. Le développement de ces nouvelles formulations se fait au travers de différents additifs :

  • En adaptant la réticulation des protéines, ces revêtements offriront une meilleure résistance mécanique, à l’abrasion et à la chaleur.
  • L’ajout de bloqueurs UV dérivés de la lignine renforcera la stabilité aux UV et à l’hydrolyse. De plus, l’utilisation d’agents de réticulation à base de carbohydrates optimisera l’adhésion et la résistance chimique.
  • L’incorporation de précurseurs hydrophobes biosourcés améliorera l’uniformité et les performances globales du revêtement, le rendant ainsi plus compétitif face aux alternatives pétrolières.

L’objectif est de créer un revêtement avec un contenu biosourcé supérieur à 80 %, tout en garantissant une compatibilité avec les processus industriels existants. Pour cela, des méthodes de production rentables seront développées, utilisant des modifications enzymatiques et chimiques douces pour réduire la consommation d’énergie et améliorer la durabilité. L’ingénierie des matières premières naturelles permettra également une meilleure cohérence entre les lots, assurant une intégration fluide dans les chaînes de production actuelles.